Philippe Morin, directeur commercial

Interview de Philippe Morin, Directeur Commercial du groupe ABISSA (Suisse)

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Philippe Morin, Directeur Commercial du groupe ABISSA Informatique. J’ai intégré ce groupe il y a 11 ans, maintenant.

Quel est votre parcours ?

En quelques mots, avant une formation d’ingénieur en électronique, j’ai fait beaucoup de sport (ski principalement), puisque je suis originaire de Bourg Saint Maurice-Les Arcs, en Savoie (France).

J’ai commencé ma carrière professionnelle dans l’univers des télécommunications (télécom et réseau) dans des grands groupes, au niveau technique tout d’abord, puis en tant qu’architecte télécom et vente de solutions pour les PME, et par la suite auprès de grands comptes.

Philippe Morin, directeur commercial d’ABISSA Informatique

Je suis arrivé en Suisse en 2000, où, toujours dans les nouvelles technologies, j’ai tout d’abord occupé des postes commerciaux (Ingénieur commercial Key Account Manager et Responsable Commercial), puis de direction (Directeur de Centre de profit, Directeur Commercial et Stratégie).

Comment voyez-vous votre métier ?

La vente, c’est avant tout une réponse à un besoin et du conseil. Pour ma part, même sur des sujets précis, j’aime apporter une vision globale, car autrement c’est comme soigner sans connaître la cause !

Aujourd’hui, pour moi, trop souvent, les gens veulent rester dans leurs zones de confort, sans prendre de risques. On ne fait que ce que l’on connait, sans essayer d’aller plus loin, et c’est dommage, sortir des sentiers battus permet d’obtenir les plus belles réussites et satisfactions personnelles !

Cette attitude du dépassement de soi, me vient sans doute de la compétition sportive.

Pouvez-vous nous citer un ou deux projets sur lesquels vous avez travaillé dernièrement ?

Naturellement, tout d’abord, et pour des questions de droits humains: l’Association pour la Prévention de la Torture à Genève, pour lequel, nous avons traité l’ensemble des thématiques liées aux technologies de l’information:

  • Etude technique et financière auprès des fournisseurs d’accès et aide au choix
  • Réseau
  • Sécurité informatique
  • Infrastructure serveurs
  • Postes de travail
  • Télécom et communications unifiées (très important car certains utilisateurs interviennent depuis des zones géographiques où les réseaux de communications n’ont pas les mêmes caractéristiques qu’en Europe)
  • Accompagnement sur les applications métiers

Je profite de l’occasion, pour parler quelques instants de l’Association pour la Prévention de la Torture : cette association a été fondée en 1977 et est, malheureusement, toujours active en 2020 ! Malgré certaines évolutions positives, la torture demeure largement répandue. Des violations sont commises dans toutes les régions du monde, qu’il s’agisse, par exemple, de violences policières, de surpopulation carcérale ou de conditions inhumaines dans les centres de rétention pour demandeurs d’asile.

Je félicite l’ensemble des collaborateurs de l’APT qui se dévouent quotidiennement pour cette cause importante, avec à leur tête des femmes d’exception telles que Mme Martine Brunschwig Graf, Présidente et Mme Barbara Bernath, Secrétaire Générale (Pour plus d’informations, je vous invite à visiter leur site web : www.apt.ch).

Dans un autre registre, j’aimerais parler du Théâtre de Carouge, pour lequel nous avons réalisé le même type de projet. Les attentes étaient un peu différentes, mais tout aussi contraignantes.

Sur ce projet, la particularité était le nombre important d’intervenants sur toutes les thématiques liées aux technologies de l’information. Après avoir dressé une cartographie, nous avons proposé une rationalisation et des propositions d’optimisation.

Quelques mots sur le Théâtre de Carouge. Il a été créé par un groupe de comédiens rassemblés autour de François Simon en 1953, fils du célèbre Michel Simon. Aujourd’hui, le Théâtre de Carouge est une institution théâtrale reconnue localement, mais également au niveau international, puisque certains spectacles sont proposés en dehors des frontières helvétiques et tout cela est parfaitement organisé par Jean Liermier, Directeur Général et David Junod, Administrateur, ainsi que leur équipe joviale et compétente (pour plus d’informations : www.theatredecarouge.ch).

J’aimerais d’ailleurs profiter de cette occasion pour remercier chaleureusement l’Association pour la Prévention de la Torture et le Théâtre de Carouge ainsi que tous les autres clients que je n’ai pas cité pour la confiance qu’ils me témoignent. C’est un plaisir de travailler avec eux ! Merci également à l’ensemble de mes collègues.

Quelles actions avez-vous prises par rapport à la situation sanitaire actuelle ?

Au sein d’ABISSA Informatique et du groupe Bechtle, nous avons immédiatement pris des dispositions afin de permettre le travail à distance de nos employés et de nos clients, pour des questions de sécurité. Il était indispensable de poursuivre nos activités opérationnelles en accompagnant nos clients et maintenir notre qualité de service. La très grande majorité de nos clients était préparée au travail à distance.

Quelles sont les conséquences de la pandémie actuelle ?

Comme beaucoup, j’apprécie les élans d’entre-aide et de solidarité liées à cette situation particulière (avec une énorme pensée au personnel soignant), mais je constate également qu’il y a une recrudescence des actes de piratage informatique. Il faut faire preuve de vigilance.

Je regrette qu’un pays tel que la Suisse n’ait pas de souveraineté numérique ; ce message n’est porté aujourd’hui, que par quelques acteurs et actions isolés, tel que Frans Imbert Vier d’UBCOM. Les entreprises suisses doivent s’organiser et mettre en valeur des solutions souveraines, à l’image de l’association d’Hexatrust en France et en Europe, portée par Jean-Noël de Galzain, ou de Pascal Gayat (#playeurope).

Je m’étonne également de l’absence des GAFAM pendant cette pandémie.

En guise de conclusion Philippe Morin, une dernière pensée ?

A titre personnel, je pense et j’espère qu’il y aura une prise de conscience post pandémie. En tout cas, ce doit être une période propice aux remises en cause. La santé, l’écologie, l’éducation, doivent redevenir des priorités absolues, nous avons une chance de reprendre notre destin ou plutôt celui de nos enfants en mains.

De nombreuses personnalités telles que Nicolas Hulot, Jean-Louis Etienne, Mike Horn, Raphaël Domjan, avaient alerté les pouvoirs publics sur la nécessité d’entreprendre des actions au niveau écologique, j’espère qu’ils seront davantage écoutés.

En ce moment où l’homme tousse, la planète respire ! Le modèle économique devra être repensé pour assurer une plus grande autonomie de l’Europe et une moins grande dépendance.

Le numérique constituera également un enjeu majeur. La souveraineté numérique suisse et européenne doit devenir une cause nationale et les entreprises doivent être soutenues par les politiques.

Cette crise doit, je l’espère, nous permettre de devenir plus altruistes !

Merci Muriel et prenez soin de vous !

Merci particulier :

@martinebrunschwiggraf, @barbarabernath, @jeanliermier, @davidjunod, @antoinebarde, @guillaumenouveau, @jeannoëldegalzain, @pasacalgayat, @fransimbertvier, #playeurope (www.digitalplayers.eu), @jeanlouisetienne, @mikehorn, @raphaeldomjan,

Entretien réalisé par Mme Muriel Favarger Ripert

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